Un mystère de Noël ?

Pour la 3° année consécutive, la « Société des Vieilles Têtes à Longs Chapeaux » s’associe à Vincent Corlaix et à moi-même, pour vous présenter un nouveau mystère audio de Noël !
« Coup de cafard à Noël » à écouter et à partager !

Une histoire de Noël, une histoire pour Noël !

© Vincent CORLAIX – 2021

Mais pourquoi donc un mystère de Noël, malgré certaines « injonctions » européennes ?
La Perfide Albion avait-elle anticipé ?
Car, sans doute, la tradition est-elle plus anglo-saxonne que française. Quoique…
Quel auteur d’Outre-Bretagne n’a jamais commis ce fameux récit de Noël ?
Dans la littérature comme à l’image.

Exercice incontournable

Incontournable exercice de brio, le « conte » de Noël renait avec le « Scrooge » de Dickens.
Depuis cette histoire gothique de fantômes et de repentance, le « conte » de Noël se répand jusqu’aux ténébreux polars historiques d’Anne Perry. La dame en noir sacrifie chaque année à la tradition avec talent. Tout comme le fit longtemps, dans son Wyoming sauvage et souvent terriblement humain, Craig Johnson (en partie à télécharger ici).

Je ne m’attarderai pas sur les « films de Noël ». Le genre qui prolifère chaque année sur chaque chaine télévisée en avalanche de romances…
Même si je dois confesser que, sous la menace conjointe de Jean-Luc Bizien et Marie-Pauline Miralles, j’ai finalement bien aimé « Love Actually »…

En séries, aussi…

Cependant, je rappellerai que toutes les séries dignes de ce nom affichent cet épisode de saison, incontournable : des « Muppets » à « Buffy contre les vampires », sans oublier « Friends » ou « Fringe »… Ou même le « Doctor Who » jusqu’à une époque récente.
Et, finalement, « Citizen Kane » n’est-il pas lui-même qu’un très long conte de Noël ?

Après tout, en pleine trêve des confiseurs, acceptons de l’Anglais ce qu’il a de meilleur, dans la tradition littéraire s’entend.
Et restons sereins, quant à la concurrence, question desserts…

Re pourquoi ?

Mais, re-donc, pourquoi ?

Sans doute parce que, du miracle au cauchemar, cette nuit est devenue depuis plus de 2 000 ans celle de tous les possibles. Le meilleur toujours espéré jusqu’à cette date, les pires que l’on essaie d’oublier cette nuit-là.

J’ai toujours aimé Noël. Et il me l’a souvent bien rendu.

Par sa fraîcheur vivifiante que j’ai toujours préféré à la chaleur.

Par son obscurité inquiétante qui se puzzle des mille couleurs chaudes des guirlandes, des boules, des illuminations. Qui s’embaument des encens et des arômes épais des plats conviviaux, des pâtisseries épicées, du douceâtre des chocolats chauds marié à l’acide des vins chauds, soutenu par le rassurant grave des marrons grillés.

Par ses refrains sans cesse ressassés qui se piquent souvent et de tradition et de modernité.

Cadeaux…

J’ai toujours aimé Noël, donc. Il me l’a souvent bien rendu, bis.

Le premier texte de fiction payé que j’ai publié dans un journal non littéraire ?
C’était une histoire de Noël, solidaire, pour la CAF des Bouches-du-Rhône dans « Familles 13, en décembre 2001. 20 ans déjà !

L’histoire de Noël dont le héros est Théodore Compas ?
Publiée dans l’anthologie à plusieurs mains « Bonnes Fêtes, vos 13 desserts littéraires » chez Rouge Safran en 2013 ?
Elle m’est bien arrivée, au Noël 2003.

Lorsque j’ai arrêté d’écrire pendant une très longue période, les seules histoires que j’ai écrites ?
Des histoires de Noël pour ma fille. Une par an.

Aussi, il n’est finalement pas étonnant qu’une histoire de Noël inaugura la création des podcasts de la « Société des Vieilles Têtes à Longs Chapeaux » (SVTLC), avec « Le Braqueur du Dirigeable ».

Parce que Noël à lui tout seul, c’est déjà toute une histoire.

Joyeux Noël et Bonnes Fêtes.

© Georges FOVEAU – Décembre 2021

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