Acrotomophile… ?

Pas moi ! Et vous ?

Lire du Roman Noir ou du Fantastique mène à tout.
À enrichir son vocabulaire, par exemple.
Si, si, comme dans la littérature sérieuse, pour les variations du mot nombril…

Et cela mène aussi à se poser des questions.
Inappropriées, forcément.

Par exemple, c’est en audio-lisant la 3° enquête de Cormoran Strike « La Carrière du Mal » (2015) écrit par Robert Galbraith, traduit par Floriane Vidal (Grasset 2016) et lue par l’excellent Lionel Bourguet que j’ai découvert l’acrotomophilie sur fond de Blue Öyster Cult, vétérans d’une guerre psychique dans un enfer de Métal Hurlant  :
« être attiré par des partenaires qui ont été amputés… »

Écoutez un extrait et les résumé, en bas de la page en lien ici


Soit, ce n’est après tout qu’une des ficelles d’un thriller qui se plait à perdre le lecteur…
Mais…

Acrotomophilie en lignes ?

Voilà soudain qu’un détail me frappe.
Tout à fait par hasard (?), entre avril 2020 et mars 2021, pas moins de 6 titres pourraient m’insinuer dans cette perversion.
Même si…
Je plaide non coupable, Vos Honneurs !

Je ne savais pas que Comoran Strike était unijambiste de Guerre. D’Irak comme d’aucun était boiteux d’Afghanistan.
Je ne savais pas que « Harrison Harrison », de Daryl Gregory avait eu une jambe sectionnée, jeune enfant, dans un « accident de navigation ».
Je ne savais pas que ma collection d’amputés littéraires aller encore s’aggraver, à cause de ce sulfureux « Harrisson2 », avec « Nous allons tous très bien, merci » et son Stan à roulette, rance et vindicatif…
Le tout enchaîné en voiture avec les 3 autres tomes de Cormoran Strike, dont celui tournant autour de l’acrotomophilie.

Jambes clouées

Du coup, dans cette récurrence aléatoire, dois-je dépister une tendance insoupçonnée ?
Le plus bizarre ?
Ces lectures ont fait ressurgir une période très trouble de mon enfance, dont je n’ai jamais eu le fin mot.
Entre 6 ou 7 ans, je suis resté quelques jours paralysé des jambes… Sans savoir si j’en retrouverai l’usage durant toute la période clouée. Suite, sans doute, à une interaction ou une surdose médicamenteuse…

Mais… c’est une autre histoire.

© Georges FOVEAU – avril 2021

Laisser un commentaire

(*) Obligatoire. Votre email ne sera pas publié