Intelligence et créativité 3 : le collier clanique et… plus si affinités

Comme nous nous en doutions depuis quelques jours, la première participation de Poupie (9 ans et demi) au «Thane du Nadir, III » est reportée pour cause d’épidémie d’époque… la nôtre.
In fine, confinés…

Je publie tout de même la troisième étape des premières créations de Poupie pour participer à son premier Jeu de rôles Grandeur Nature (GN), sur un rôle écrit tout exprès pour elle par Keith Massinisse… comme tous les autres rôles de cette épique épopée dans une époque opaque… qui ne s’achèvera pas à Pâques, donc.

Poupie a décidé de se mettre au relief et de créer la pièce principale d’un collier.
L’artefact doit « typer » son personnage, tant au niveau du clan dont elle fait partie que de son « rôle » dans le jeu…

Penser avant de choisir

Comme pour les brassards dépeints dans l’article précédent , il faut d’abord imaginer.
À la base, nous savons que nous allons partir sur du modelage pour une pièce de collier qui va être porté pendant 3 ou 4 jours.
Il faut donc du costaud mais du facile à travailler.
Fine marmitone par ailleurs, Poupie choisit une pâte à cuire au four bien connue.

Là encore, elle veut du bleu.
Pourquoi ?
Parce quelle a déjà en tête de façonner… une goutte d’eau !
Elle hésite entre 3 coloris, puis choisi le plus « eau » de source.

Mais ce seul motif est-il suffisant ?

Drouilles et trésors

Qu’avons nous donc dans les « drouilles patiemment inutiles », conservées depuis des lustres ternies, sous les prétextes encombrants des :
– « ça peut toujours servir »,
– ou : « c’est bête de jeter, c’est beau, non ? ».
Oui, je sais, j’en entends rire certaines…

Outre que c’est souvent le truc ou le bidule que l’on gardait depuis 15 ans pour rien et que l’on a jeté la veille qui aurait « bien fait », il faut souvent compter sur ce qu’on vient juste de collecter.
Par chance, suite à une visite pluvieuse aux Saintes-Maries de la Mer, nous possédons tout un trésor, prodigue en sable, de cornes d’abondance dérisoires mais iodées…

C’est parti pour la sélection de coquillages : coquilles ou cônes à spirales, moules ou tellines…
Bref, après moult hésitations, deux heureuses turritelles sont sélectionnées et un autre coquillage, unique selon Poupie, est réservé à d’autres desseins.

Dessiner avant de modeler

Dessin ?
Allez, figurons au stylo et sur papier le collier tel qu’imaginé.

Puis Poupie passe à la phase modelage : rendre homogène la pâte en tablette en la mettant en boule sans s’énerver…
C’est long et périlleux.

Puis commencer le façonnage que l’on fignole avec des outils plats, pointus ou à sphère de différents diamètres…


Pensez à percer le trou par où passera le lacet. Et, une fois que c’est bien et qu’il vaut mieux s’arrêter parce « le mieux est l’ennemi du bien », on cuit la goutte d’eau au four, aussi oxymore que cela fasse.

C’est presque fini.

Une fois la goutte d’eau sèche et froide (si, si…), commence un patient travail de limes : plates, queues de rats ou demi-rondes afin d’utiliser celles qui s’accordent le mieux aux formes du pendentif…

Ensuite, il faut passer le fil et trouver comment y suspendre à équidistance les deux turritelles, puis les fermoirs à la bonne longueur et…

Ça y est le collier clanique-rôliste est fini…

Avec un an d’avance, finalement…

Tandis que les Dieux rient, comme disait l’autre… le barde…
Oui, celui suspendu à l’arbre avec un bâillon dans la bouche.

© Georges FOVEAU – mars 2020

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